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De deux choses Lune, l'autre c'est le Soleil. [ Jacques Prévert ]

Samedi 24 juillet 2010 à 12:15

 La première fois que j'ai eu 20 ans. 

C'était un 23 juillet, en Normandie, sous un joli soleil, devant un service à thé en porcelaine anglaise, devant des films à s'en fendre les joues, dans un bateau, à la terrasse d'un café, entourée de mille sourires, avec des livres, devant un spectacle de cirque burlesque, avec des fraises, et une pizza, dans les rues de la vieille ville. 

Il s'en passe des choses dans une journée . 

Dimanche 18 juillet 2010 à 19:23

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 J'ai besoin de partir. J'ai besoin de respirer un autre air, de voir les choses autrement. De prendre du recul et de grandir. Je ne peux plus vivre dans cette maison pleine de gens que j'aime mais à qui je ne peux pas le dire, car je ne peux plus vivre avec eux. Et j'ai besoin de m'éloigner de cette vie qui grouille à deux cent mètres de chez moi. Cette vie dont je ne fais plus partie, dont je me suis peut-être exclue volontairement. J'ai besoin de me retrouver seule et un peu perdue, pour mieux me retrouver et avancer de plus belle. Rester au même endroit, c'est stagner, et je ne veux pas cela. Surtout pas. J'ai assez de projets pour m'occuper une vie durant, et je vais les prendre à bras le corps, me sortir de cette enveloppe que l'on m'a collé depuis trop longtemps.  Je ne suis pas sage.  Je ne suis pas gentille.  Et quand je veux je suis même méchante. Mais je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Et j'ai envie de faire ce qui me plait, avec des limites bien sûr, parce qu'il paraît que je suis raisonnable. Mais je ne veux plus que l'on soit sur mon dos, à me dire ce que je dois faire et comment je dois le faire, même si c'est pour mon bien.  Je veux pouvoir me tromper sans que l'on me dise : " Je te l'avais bien dit". Comment on se forme si on est toujours guidé par les autres  ? C'est vrai que c'est un peu effrayant de se retrouver seule, mais tant pis, il faut bien cesser d'être une petite fille. Je n'ai pas envie de marcher dans des sentiers préconçus, ni faire ce qui doit être fait, parce que tout le monde le fait. Je veux tracer ma propre route, et si elle est semée d'embûches je m'en sortirai, parce que je le sais, et que je le veux. On peut être l'architecte de son propre destin. 

Dimanche 11 juillet 2010 à 23:16

 Bon alors j'introduis cette nouvelle rubrique " Coquillette dit des bêtises", en faisant une chronique du dernier film que j'ai été voir avec Cora. Le film d'auteur de ce soir n'était autre que Twilight 3 : Hésitation. Et avant de commencer, je me dois de rendre un hommage à Pétronille parce que je lui emprunte son expression de "l'homme-endive". 

Donc alors à ce stade de l'histoire ( il faut bien sûr avoir vu les deux premiers, parce que sinon je crie Spoilers ), Bella ne sait où donner de la tête entre l'homme-endive, et Musclor le loup des steppes. Ce qui peut d'un point de vue se comprendre, l'un étant chaud et doux, et l'autre étant, euh, euh. Donc Bella est punie dans son quant à elle par son pôpa, parce qu'elle a trop fait des folies de son corps avec Edouardo, donc le chef de la police est donc pas content content du tout. Mais rien n'arrête l'amûûûr apparemment, car elle continue à voir Grandes-Quenottes. Il y a aussi de méchants vampires, assoiffés de sang et de crimes, qui sèment la panique dans Seattle, et qui font stresseuh-stress les gentils vampires. Car, ce qui fait le suspense intense de l'histoire, c'est qu'une sale rouquine ( j'aimerais que l'on arrête de stigmatiser d'ailleurs ), une sale rouquine a décidé de venger une vieille querelle entre elle et Edouardo, en tuant sa bien-aimée pleine de sang bien slurp. Il faut donc protéger l'indécise. Les loups et les vampires essayent de se supporter mutuellement, mais c'est assez ardu, tout ça à cause d'une vague odeur de chien mouillé qui flotte dans l'air. 

Bella, qui est un peu empotée, décide de répondre à un baisertoutdoux de Musclor, en lui envoyant un gros pain dans la face, étant d'ailleurs à la limite de se fracturer la main, ce qui prouve que le gus a le visage sehr sehr solide. Et elle revient sur sa décision quelques minutes plus tard ( ce qui est agaçant d'ailleurs à la fin, nous autres ne ferions pas autant de manières ), en lui demandant par deux fois de lui asséner la galoche buccale, ce qui plonge Edouardo dans un abîme de désarroi, mais passons, il y a des vampires à tuer que diable. Il y a également ( et là je crie vraiment Spoilers ), une vraie demande en mariage avec une vraie bague et une vraie fille de 17 ans. Ceci est en fait la condition sine qua non de l'homme-endive afin de faire le seske, parce que c'est un gentleman, il faut l'avouer, et que l'auteur est mormone, alors on va pas inciter la jeunesse a faire des folies génitales en dehors des liens sacrés etc. Mais la question qui me turlupine est : Pourquoi lui et pas Musclor ? Parce que mis à part que le gus est mi-homme mi-loup ( seulement quand on l'énerve et qu'il perd ses moyens ) et qu'il aime à communiquer en grogne-grogne, je ne vois pas de détail gênant. Il a réglé le problème de la capillarité en expansion, et depuis il a réellement montré son potentiel. Et puis, on dit bien "voir le loup", pas "voir l'endive". 

Néanmoins, quelques détails me chiffonnent dans cette production pleine de saveurs :

Pourquoi les loups ont-ils la taille de poneys adultes  ? 
Pourquoi neige-t-il alors que la cérémonie des diplômes est terminée ? Ne sommes nous pas supposés être au mois de mai ?
Pourquoi Jacob se sent obligé de dire : Je te fais de l'effet ? Oui, Pourquoi ? 
Egalement, pourquoi Jasper arbore-t-il une capillarité BoysBand 1995 revival  ?



Lundi 5 juillet 2010 à 21:34

   On ne me prend pas en photo. Parce que je suis volatile. Et que les photos c'est moi qui les prends. Parce que je ne suis pas de ces filles que l'on prend en photo, ou que l'on envie. Parce que l'on ne peut pas m'avoir, derrière ce gros objectif collé à mes yeux. Parce qu'il est plus facile de se réfugier derrière l'appareil, pour ne pas avoir à assumer que je ne suis pas de ces filles. De ces filles trop bien pour être vraies, de celles qui accrochent des sourires aux garçons, quand ils m'avouent qu'ils s'attachent. Parce que je suis toujours la copine de ces filles, ou l'amie de ces garçons, qui se confient tant qu'ils peuvent, à une vraie amie, pas une vraie fille, pas trop. Et, planquée derrière mon sourire de confidente, les oreilles qui frémissent, je les écoute faire ces portraits de filles qui ne sont pas moi, et à qui je ne ressemblerai jamais, et me dire : C'est une fille comme elle que je voudrais. Et partout l'histoire est la même, je ne sais pas si je le fais exprès, ou si je ne fais rien comme il faut, pour toujours n'être pas ces filles. Ces filles aux noms de fruits et aux regards sucrés. Je n'aurais jamais du me croire de ces filles, parce que même en essayant très fort, ce ne sera jamais la même chose.

On ne me prend pas en photo.

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